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Festival Berlioz : la Musique éclatée
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La Musique éclatée
FESTIVAL BERLIOZ
La Côte –Saint-André
Mercredi 23 août 2006, 21 heures
Château Louis XI
ORCHESTRE NATIONAL DE LYON
Antoine Tamestit, alto
Jun Märkl, direction
Hector Berlioz (1803-1869), Harold en Italie, op16
Betsy Jolas (née en 1926), Frauenleben pour alto et orchestre
Robert Schumann (1810-1856), Symphonie n°4 en ré mineur, op120

Orchestre National de Lyon
Harold, c’est l’alto, le violon du pauvre, dit-on, joué par Antoine Tamestit : sonorités veloutées, nuances subtiles – géniaux les pianissimos ! – technique divine, présence majestueuse, tout en complicité avec Jun Märkl à la tête, depuis peu, de son Orchestre National de Lyon, attentionné, précis, inspiré, volontaire, osé, faisant rayonner un orchestre chatoyant, éclatant, nous entraînant sans ménagements dans les méandres de la musique chaotique d’Hector Berlioz, liée en un bloc immuable. Le respect transcendé.
Antoine Tamestit
Chaotique aussi, cette pièce pour alto et orchestre de Betsy Jolas, Frauenleben. Un enchantement de sonorités de phrasés, liées les unes aux autres dans un mélanges de couleurs contrastées, étincelantes, plans superposés, bribes de mélodies détournées. Antoine Tamestit et Jun Märkl ont recréé cette musique avec douceur, ferveur, simplicité, et ciselé cette partition complexe d’une profonde intensité, avec un talent remarqué.

Jun Märkl
Chaotique enfin, cette quatrième symphonie de Robert Schumann, jouée avec une fougue inouïe Pas un seul instant de répit. Jun Märkl, d’un jet précis, intense, unique, précipite cette œuvre dans une folie communicative, dérangeante et décapante. Il nous remue et ne nous lâche pas. L’ovation du public ne trompe pas. Elle est à la hauteur des interprètes. L’Orchestre National de Lyon, un grand orchestre, avec à sa tête, un chef d’exception.
Hervé GALLIEN
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