ENTRACTE 3
Courte pièce orchestrale introduisant l’acte 4. Fête avant la corrida
ACTE 4
Une place devant les arènes de Séville. La foule se presse pour la corrida.
C’est le défilé qui précède la corrida. Tout le monde se mêle : badauds, marchands, enfants, picadors, toréadors. En fin de défilé, Carmen rejoint Escamillo.
On a ici le seul duo d’amour de l’opéra. Superbe, simple, très court, deux fois 12 mesures.
Escamillo : « Si tu m’aimes Carmen, tu pourras tout à l’heure être fière de moi. »
Carmen : « Ah ! Je t’aime Escamillo, je t’aime et que je meure, si j’ai jamais aimé quelqu’un autant que toi ».
Escamillo entre dans l’arène. On prévient Carmen que José est dans la foule et qu’il s’y cache. Carmen ne veut pas se dérober. Elle va à sa rencontre. José lui demande de renouer et de partir avec lui. Elle refuse. Il la poignarde et la tue.

Symboliquement, José ne poignarde pas Carmen. C’est elle qui se jette sur le poignard, parce que, même sa mort, elle veut la choisir. Jusqu’à la fin, personne ne lui prendra sa liberté.
Pour cette dernière scène, nous avons une double situation :
- à l’intérieur de l’arène, la mise à mort du taureau par Escamillo, salué par la foule.
- à l’extérieur, la mise à mort de Carmen par José, scène intime, sans témoin.
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Tout se joue en parallèle avec superposition des thèmes musicaux :
- Carmen se jette sur le poignard au moment ou la foule crie « victoire », Escamillo venant d’accomplir le même geste en tuant le taureau.
- Carmen meurt au moment ou elle découvre l’amour, cet amour qui l ‘entraîne à la mort.
L’opéra se termine sur les paroles de José : « Vous pouvez m’arrêter, c’est moi qui l’ai tuée, Carmen, ma Carmen adorée. »
Il y a ici un terrible aveu de culpabilité. José n’a pas pu se faire aimer de Carmen, parce qu’il n’a pas su devenir un homme libre.
Fin de l’Acte 4 |
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