
Le Festival Berlioz
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Les intempéries d’un soir ont laissé les artistes sans voix
Festival Berlioz 2007
Les Musiciens du Louvre.Grenoble
Marc Minkowski, direction
Salomé Haller, soprano
Jean-Paul Fouchécourt, ténor
Thomas Dolié, baryton
La Côte-Saint-André, Château Louis XI
Mercredi 29 août 2007, 21h
Gabriel Fauré (1845-1924), Shylock
Hector Berlioz (1809-1869), Les nuits d’été, op7
George Bizet, L’Arlésienne, version originale

Marc Minkowski
Marc Minkowski fut incontestablement la vedette de cette soirée. Il s’employa avec énergie à tenter de sauver son concert des intempéries : tonnerre, éclairs et pluie incessante.
Si par les belles nuits d’été, l’agencement de la cour du château Louis XI, transformé en salle de concert dont l’acoustique est remarquable, satisfait pleinement le public, les jours d’orages et de fortes pluies, comme hier soir, sont catastrophiques. A l’exception du bis (extrait de Carmen, joué admirablement), pour lequel la pluie s’était légèrement calmée, nous n’avons pratiquement rien entendu et ce concert n’avait plus lieu d’être.
Avec un acharnement tout à son honneur, Marc Minkowski a tout fait pour pallier à cette inextricable situation. Mais rien n’y fit. Espérant la clémence des dieux, il a inversé une partie du programme, plaçant L’Arlésienne après le Fauré totalement inaudible, et terminant par Les nuits d’été, version avec soprano, ténor et baryton, dont nous n’avons entendu que quelques bribes de voix.
Il est impossible, et cela serait malhonnête, d’exprimer un jugement sur ce spectacle désolant auquel nous avons assisté. Cela est d’autant plus dommage, que nous avions sur scène, des chanteurs et musiciens évoluant dans la cour des plus grands, portés par un chef exceptionnel de conviction et d’énergie dont la renommée dépasse de loin nos frontières, tous d’un niveau insoupçonné, dont nous aurions aimé savourer les remarquables compétences.

Les Musiciens du Louvre.Grenoble
Cette soirée aurait dû être un grand moment de musique, comme le Festival de La Côte-Saint-André nous y a toujours habitués. Mais le sort en a voulu autrement. C’est frustrés, déçus et agacés que nous sommes sortis sous la pluie battante, en ayant une pensée très forte pour les artistes et les organisateurs, qui ne méritaient pas cela. Alors, rendez-vous au concert de vendredi (Orchestre National de Lyon et Michel Plasson), en espérant… la clémence du temps.
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Hervé GALLIEN
30 aout 2007
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