Ce jour-là, 28 opéras nationaux participeront à la 2ème édition de « Tous à l'Opéra » dans le cadre des Journées européennes de l'opéra. C’est l'occasion pour tous, néophytes et passionnés, de découvrir la magie de l'art lyrique, et d'entrer dans les coulisses de ce lieu culturel chargé de quatre siècle d'histoire, qui a réussi à traverser les époques avec toujours le même succès, et a être plus que jamais d’actualité.
Ces journées rappellent à quel point l’opéra transcende les frontières et les langues. C'est un art porteur d'émotions en mouvement permanent par la performance d'artistes, renouvelée à chaque représentation. La 1ère édition avait été un succès avec 75 000 visiteurs, dans 25 opéras. Cette année, c'est, hélas, le ténor Roberto Alagna, surtout connu pour ses contre-performances et ses inégalités vocales, qui parraine cette seconde édition. Le choix des organisateurs aurait peut-être pu se porter sur une valeur plus sûre...
L'art lyrique a de nombreux détracteurs : ce sont généralement, ceux qui ne mettent jamais les pieds dans une salle d’opéra et qui pensent que c'est un art poussiéreux, renfermé sur lui-même, sans possibilité dévolution. Cette manifestation est la preuve du contraire et s'adresse à des publics existants et nouveaux : plusieurs dizaines de millions de spectateurs fréquentent chaque année ce haut lieux de la culture, qui est la forme artistique « totale » alliant, musique, chant, théâtre, danse, politique et philosophie.
« Tous à l'opéra » proposera le samedi16 février dans 26 villes françaises (Angers, Avignon, Bordeaux, Caen, Compiègne, Dijon, Longjumeau, Limoges, Lyon, Marseille, Massy, Metz, Montpellier, Nancy, Nice, Paris, Reims, Rennes, Rouen, Saint-Etienne, Toulon, Toulouse, Tours, Troyes et Vichy), et dans de nombreuses villes d'Europe, diverses activités comme des ateliers, des représentations spéciales, des avant-premières de films, des visites guidées, des bals, des projections et des répétitions publiques.
Ces portes ouvertes serviront aussi de tremplin à de nouveaux talents,
car, la création en matière d'opéra est permanente et les représentations changent d'un interprète à l'autre. De plus, le genre s'adapte à de nouveaux supports comme le cinéma, à de nouveaux lieux tels que les stades et aux nouvelles technologies qui valorisent la qualité du son. L’opéra est loin d'être mort et cette initiative culturelle est faite pour durer, au moins jusqu'en 2011.
Hervé Gallien, 21 janvier 2008