On retrouve dans les manifestations d'aujourd'hui le changement de rôle et la destruction du mannequin représentant Carnaval par le feu, et ce jusqu'en Inde.
Chaque année, Sa Majesté Carnaval, mannequin grotesque et extravagant
personnifiant le Carnaval, revient entouré de sa troupe, et meurt comme l'an passé, brûlé...
Au Moyen-Age, l'Eglise christianisa le calendrier. On récupéra les fêtes païennes et on les rebaptisa.
Le mot carnaval vient du latin médiéval carne levare : enlever la viande (des repas).
C'était, en février, la période où l'on mangeait pour la dernière fois de la cuisine grasse (jusqu'au Mardi Gras), avant d'entrer en quarantaine, la "quadragesima", le mot
qui a donné "quaresimo" puis "carême", les quarante jours où l'on mangeait maigre jusqu'à Pâques.
La viande désignant le gras que l'on mange les jours gras (on les appelait aussi les jours charnels).
Le carnaval a donc le même sens que le carême-entrant ou carême-prenant
qui désignaient, à l'origine, le début du carême.
Aujourd'hui, le jeûne n'est guère pratiqué et se limite essentiellement au vendredi Saint, jour durant lequel les catholiques s'abstiennent de manger de la viande.
Avant le jeûne, il est bon de se défouler !
Au fil des siècles, d'autres traditions se sont ajoutées à la fête, faisant de Carnaval une manifestation de plus en plus diversifiée et riche culturellement.
Les traditions anciennes des masques et déguisements sont notamment reprises pour le plus grand plaisir des petits, mais aussi (chut !) des grands, ici et ailleurs, à Venise,
au Brésil, en Inde,...