Un rugbyman comme un autre.
Jonathan est un adolescent pas tout à fait comme les autres, un jeune qui a quelques petites difficultés à communiquer et s’ouvrir au monde comme tout un chacun devrait pouvoir le faire.
Cet ado, externe dans un collège, suit un cycle d’études qui lui permettra de rentrer dans le monde du travail manuel, il sera maçon ou menuisier, peintre ou plaquiste, des métiers qui n’ont rien de déshonorant bien au contraire.
Mais Jonathan est aussi membre à part entière des cadets Teullière FFR de l’Entente FC Rumilly – FC Aix-les-Bains, parfaitement intégré au groupe, solide sur ces jambes, ce cadet qui porte le numéro onze inscrit sur son maillot est à l’oreille attentive aux directives des éducateurs et, se trouve être aussi un excellent finisseur.
Et si tous se souviennent qu’il avait inscrit deux essais d’excellente facture il y a quelques semaines contre une entente Grenobloise, se souviendront que c’est Jonathan qui après avoir offert un essai à un copain de la ligne de 3/4, s’est offert le luxe de clôturer la marque en inscrivant, en débordement classique, les deux derniers essais du match contre une entente Drômoise ce samedi sur les installations de Marlioz et ce, malgré un ballon savonnette et un terrain détrempé, pour le plus grand bonheur de ses copains de rugby et des éducateurs qui rêvent déjà de voir leur « petit n°11 » si vaillant, si solide sur ses jambes, d’une correction exemplaire et à la poigne de fer rejoindre le paquet d’avant.
Le monde du rugby est un monde à part, un monde où les joueurs n’ont pas de couleur de peau, pas de différence, un monde qui aura permis à Serge Blanco, certes noir de peau, de fouler les pelouses de légende des stades d’Afrique du Sud bien avant tous les sportifs.
Grâce peut être à Dany Craven et Albert Ferrasse, mais surtout par la grâce du rugby, un jeu où tous les hommes sont frères.