Louise Attaque– dimanche 9 juillet - 23h 30
Scène Port
Un beau jour d’avril 1997, la France découvre le visage mystérieux d’une petite fille triste - cheveux raides et yeux écarquillés - griffonné sur la pochette du premier album d’un groupe
inconnu.
Rien, à part ce nom, Louise Attaque, ne laissait présager le cataclysme que le
disque (bientôt rapidement de diamant) allait provoquer. Une bombe dont les déflagrations
allaient nourrir le rock français sur l’ensemble de la décennie. Devenus, par la force des
choses, les emblèmes de toute une génération insoumise au diktat des modes et du
business, Robin Feix, Alexandre Margaff, Arnaud Samuel et Gaëtan Roussel ont cependant
toujours refusé de jouer les porte-drapeaux et tenu à évoluer loin des circuits tout tracés.
Cultivant coûte que coûte authenticité, exigence et intégrité, quitte à faire bande à part voireà se scinder, de manière provisoire, en deux entités parallèles (Tarmac et Ali Dragon), moins
pour éprouver le ciment de leur relation que pour éviter tout risque de redite et lassitude. Et
prendre ses distances avec le mirage d’une Success story plus destructrice que motrice.
«Croire en tout, en l’éphémère. Décider d’aller de l’avant, car il y a dans l’air par moments ce
léger souffle, séduisant. Peut-on rester débutant ? Apprivoiser ses nerfs ?»
En guise d’introduction a capella à leur troisième album A plus tard crocodile, cette profession de foi ne laisse d’ailleurs aucun doute
quant à la volonté et la capacité du groupe à ne jamais se reposer sur ses lauriers. Si la tonalité générale de l’ensemble (immédiatement
identifiable) demeure la même, le groupe délaisse un temps les accents sombres pour s’aventurer, plus apaisé et ouvert que jamais,
vers des horizons jusqu’alors inconnus (comme la Jamaïque ou Orient) et des contrées a priori inaccessibles (l’électronique).
Adepte
d’une formule simple et directe à la spontanéité contagieuse, le groupe parisien a toujours revendiqué la scène comme terrain de jeu
privilégié. Dix ans après ses débuts, force est de constater que Louise Attaque n’a rien perdu de sa fraîcheur et de sa fougue.
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