Laurent Garnier Buge Wesseltoft– Samedi 8 juillet - 0h 00
Scène Lac
Résumer la carrière de Laurent Garnier reviendrait à réécrire l’histoire de tout le
mouvement Techno, tâche Herculéenne dont il s’est d’ailleurs lui-même chargé dans
Electrochoc, ouvrage aussi passionnant que crucial écrit avec son ami journaliste David
Brun-Lambert.
Disons qu’en l’espace de quinze ans, Laurent Garnier est “simplement”
parvenu à faire accéder à la reconnaissance publique et critique, le deejaying et la
musique électronique, animé d’une foi indéfectible et, chose moins courante, d’un refus
absolu des chapelles.
A la fois leader incontesté et électron libre d’un mouvement dont il est aujourd’hui encore, à corps défendant l’emblème, Garnier, c’est
une technique monstrueuse au service de mixes toujours plus étonnants et éclectiques. Paradoxalement, cette ouverture d’esprit peu
commune, érigée en marque de fabrique et nourrie d’heures passées à l’affût et au contact de nouveaux univers musicaux, l’aura
presque desservi, le cantonnant pour certains au rôle de dj (certes, vraisemblablement le meilleur du monde) lui le musicien à part
entière, inspiré et authentique créateur de formes.
Une injustice teintée de frustration malgré l’hommage récurrent et unanime de ses
pairs et le soutien indéfectible des publics du monde entier, finalement levée par son dernier album en date, le très cinématique The
Cloud Making Machine où sa collaboration avec le pianiste norvégien Bugge Wesseltoft prend toute son ampleur.
Autant pionnier que
franc-tireur, la tête pensante du label Jazzland emprunte depuis une décennie les chemins les plus périlleux pour faire vivre un jazz
généreux et hybride mâtiné d’électronique. La rencontre entre ces deux-là était donc évidente. Depuis huit ans déjà, ils n’ont de cesse
de confronter leurs univers et leurs cultures, animés par leur respect mutuel et leur passion commune pour la musique.
Rencontre
après rencontre, le résultat est devenu de plus en plus fusionnel et a donné naissance à cette aventure scénique où tous deux
derrière leurs machines et claviers, échangent autour de leurs titres respectifs, Philippe Nadaud (Man with the red face) venant
compléter le trio au Sax. Une formule éprouvée en 2005 sur les scènes de quelques prestigieux festivals (Montreux, Jazz à Vienne,
Jazz à la Villette) et qui se posera à MUSILAC avant de parcourir l’Europe pour une série de concerts survoltés.
www.thecloudmakingmachine.com