En faisant visiter le chantier de restauration de la façade occidentale de la cathédrale-métropole de Chambéry, Pascal Duméril, architecte, Franck Senant, ingénieur et Marie Bardisa, conservatrice régionale des monuments historiques, n’ont pas manqué de montrer la fragilité de la molasse qui la constitue : ce grès tendre très utilisé dans la région résiste mal aux intempéries et au temps qui passe. D’ailleurs, il s’effrite dès qu’on le touche.
« Après avoir monté les échafaudages, nous avons constaté que l’état sanitaire de la façade du XVIe siècle était beaucoup plus préoccupant que nous ne le pensions. Les pierres étaient tellement usées qu’elles avaient perdu entre 5 à 10 cm d’épaisseur. Le chantier prévu pour une durée d’un an a été prolongé car finalement nous allons devoir remplacer environ un tiers de la surface totale de la façade ».
Le choix a été fait de remplacer les pierres abîmées par du grès des Vosges de mêmes couleur et grain mais beaucoup plus résistant. Les éléments d’origine sont conservés chaque fois que cela possible. Dans le cas contraire, ils sont reconstitués. Mais là aussi la difficulté est grande car une partie d’entre eux a été enlevée lors de la restauration de 1895 ou encore restitués avec de la molasse de qualité médiocre.
C’est donc une façade en grande partie inédite que pourront découvrir les Chambériens à la fin de ces travaux financés à 100 % par l’Etat, propriétaire du monument (montant : 1,2 millions d’Euros).
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